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(Association Malienne pour le suivi et l'orientation des pratiques traditionnelles)

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Croisade contre l'excision

Mercredi 3 octobre 2007

 

 

 

Le Temps

   Genève, 14 septembre 2007

 

L'Egypte part en croisade contre l'excision des fillettes

 

 

            FEMMES. Une campagne a été lancée pour sensibiliser les habitants de la vallée du Nil à l'inutilité et à la barbarie des mutilations génitales.

 

Mutilation génitale féminine. Le nom est barbare, la pratique également. Chaque année dans le monde, quelque 3 millions de fillettes sont excisées, principalement en Afrique. En Egypte, parmi les Etats les plus zélés en la matière, de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer une tradition inhumaine. Le décès de deux fillettes cet été, suite à une overdose de produits anesthésiants, a réveillé les consciences. Suzanne Moubarak, première dame du pays, a lancé la campagne «Le début de la fin», entraînant dans son sillage responsables politiques et religieux, ONG et médecins.

 

«On assiste à un mouvement général; le grand mufti a clairement appelé à l'abolition de l'excision, le cadre juridique a été renforcé, des médecins ont décidé de ne plus réaliser ce type d'intervention», se réjouit Erma Manoncourt, représentante de l'Unicef en Egypte. Si la pratique était déjà officiellement interdite, la loi supportait jusque-là des «cas exceptionnels», largesse dans laquelle s'engouffraient tous les faiseurs de statistiques: 77% des Egyptiennes de 15 à 17 ans ont été excisées. Depuis juillet dernier, les dérogations ne sont plus possibles.

 

En partenariat avec des ONG, l'Unicef s'est engagé dans un travail de fond sur le terrain: essayer de convaincre de l'inutilité de la pratique, village après village, famille après famille. L'excision trouve des justifications sociologiques (contrôler la sexualité féminine et éviter le rejet des jeunes filles), hygiéniques (faciliter la toilette intime) et religieuses. L'islam, pourtant, n'impose en rien la mutilation des gamines et les coptes - les chrétiens d'Egypte - la pratiquent tout autant que les musulmans.

 

Tradition pharaonique. La tradition remonterait à l'époque des pharaons. L'infibulation, qui consiste, outre l'ablation du clitoris et des lèvres, à une suture de la vulve ne laissant qu'un minuscule orifice, est également nommée «excision pharaonique». L'intervention qui a cours en Egypte ne va pas si loin, mais déjà les conséquences sont dramatiques: risque d'hémorragie, infections, complications lors de l'accouchement, traumatisme psychologique, rapports sexuels douloureux, prédisposition renforcée au VIH, stérilité, frigidité, incontinence...

 

Trois quarts des interventions en clinique. «Nous nous appuyons sur les gens des villages eux-mêmes pour répandre le message, désavouer l'argument religieux et alerter sur les séquelles. Et puis nous nous adressons aux hommes. Ils sont un rouage important puisque ce sont eux qui exigent des femmes excisées», argue Erma Manoncourt. Les étudiants en médecine sont une autre cible de la campagne de sensibilisation, puisque les trois quarts des interventions ont lieu dans des cliniques privées. «C'est aussi un business», ajoute la représentante de l'Unicef.

Bien que le sujet soit complètement tabou, certaines bourgades de Haute-Egypte ont accepté de signer une déclaration attestant que tous les habitants renoncent à cette pratique. Les autorités misent sur l'effet boule de neige.    Par Caroline Stevan

 

 

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Mercredi 3 octobre 2007

Lettre Circulaire à  tous ceux qui luttent contre la MGF.

 

 

La fatwa des érudits internationaux d'Al-Azhar contre la MGF

Nous prions tous ceux qui luttent avec nous contre la MGF, d'intégrer sur
leur site Internet la fatwa obtenue lors de la « Conférence d'érudits
internationaux sur l'interdiction de la mutilation du corps féminin par la
circoncision » qui s'est tenue à Al-Azhar au Caire/Egypte. Il s'agit
d'offrir ainsi aux parents musulmans une aide à la décision contre la
circoncision de leurs filles. Elle constitue également une orientation pour
les imams en Europe.

En dehors du texte original en langue arabe, la fatwa est disponible en
français, anglais et allemand (voir liens ci-dessous). Elle peut être
reprise et diffusée gratuitement, sous quelle que forme que ce soit. Vous
pouvez en toute liberté choisir de mentionner TARGET lors de la publication
/ utilisation. Aidez de cette façon à préserver d'autres filles de la
circoncision / mutilation génitale. Nous vous invitons à faire suivre ce
message électronique, comme la fatwa, à votre propre distributeur de
messages électroniques.

La Conférence s'est tenue les 22 et 23 novembre 2006 à l'université Al-Azhar
du Caire, la « Mecque des érudits ». Elle fut parrainée par le Grand Mufti
d'Egypte, le Professeur Dr Ali Dshum'a. La résolution, la fatwa, a déclaré
sans ambiguïté aucune, la coutume de la mutilation génitale féminine comme
constituant un crime condamnable, qui porte atteinte aux plus hautes valeurs
de l'Islam.

 On comptait parmi les participants aux côtés du Mufti, le Grand Cheikh
d'Al-Azhar, le Professeur Dr Sajjid Tantawi, l'ancien Grand Mufti d'Egypte,
le Professeur Dr Nasr Farid Wasil, le Ministre égyptien de la Religion, le
Professeur Dr Mahmud Hamdi Zakzouk, Madame Muoushira Khatab, l'envoyée
spéciale de l'épouse du Président, Susanne Mubarak, l'érudit Professeur Dr
Yusuf Qaradawi du Qatar, ainsi que des érudits de plusieurs pays africains,
d'Autriche et Rüdiger Nehber en tant qu'initiateur de la conférence.

 La Conférence a été organisée et financée par TARGET-Rüdiger Nehberg. Elle a
été subventionnée par le Ministère fédéral pour la coopération économique et
le développement.

 La fatwa d'Al-Azhar est considérée par les plus hautes sphères islamiques
comme étant la condition essentielle, afin d'affronter la coutume avec des
arguments théologiques et médicaux.  Sa diffusion sauve des vies.

 

Cordialement

 

Rüdiger Nehberg / Annette Weber

 

 

 

Par AMSOPT
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Mardi 5 août 2008

CCC  (communication pour un changement de comportement) dans 10 villages de Dioila (région de koulikoro)

II Rappel des objectifs du  projet :

 

1) Objectif global :

 

Prise de conscience auprès  des populations sur aspects socio cultures et les méfaits liés à a pratique de excision.

 

2) Objectifs spécifiques

 

Informer les populations sur les aspects socioculturels et les méfaits de l’excision sur la santé.

Faire  percevoir l’excision comme un problème de santé et de violation des droits humains de la femme et de l’enfant.

Réduire de 25% la pratique de excision dans les villages consternés par le projet.

  III Bilan des activités réalisées

1)  Activités pour le trimestre selon le chronogramme

 

v     40 I E C

v     20 Emissions radiophoniques

v     01 Suivi des activités

v     06 Animations théâtrales

v     01 Evaluation

 

2) I.E.C : (Information Education Communication)

 

L’I.E.C demeure la stratégie essentielle pour sensibiliser et opérer le changement de comportement dans le cadre de ce projet.

Il  a été réalisé 40 (quarante) séances de causeries éducatives (4/ village). Malgré le mauvais état de la moto, l’animateur se déplace facilement.

Les thèmes de l’I E C ont porté sur les conséquences médicales de l’excision, les raisons non fondées de la pratique, les rôles et fonctions des appareilles génitaux  masculin et féminin, la référence médicales des cas de complications liées aux MGF.

La lutte contre le SIDA et les I.S.T sont également abordées avec les communautés.

Pendant ce trimestre 20 émissions radiophoniques et 06 animations théâtrales. Dans six villages, une prestation a été réalisée pour aller vers un changement de comportement souhaité.

01 suivi des activités a été réalisé par le chargé de programme de l’A.M.S.O.P.T pendant le mois de juillet (ci-joint, le rapport de suivi dans l’annexe)

 

4) Détails sur les activités réalisées :

 

Pendant cette année, les villages ont pu boucler un cycle sans pratiquer l’excision, somme toute cette attitude doit être prise avec réserve, les résultats de l’évaluation pourront mieux situer par rapport à ce changement de comportement.

Au centre de santé de référence de Dioila :

 

Une causerie débat est faite 2 fois par semaine sur un soin d’innervation sur les cas de la pratique de l’excision, les méfaits de l’excision  sur la maternité. Les consultations ont beaucoup augmentés d’après le docteur depuis l’arrivée de l’AMSOPT et l’A P F R sur le terrain. Les victimes de l’excision sont recensées, le projet ne rencontre pas de difficultés majeures sur le terrain.

 

Les filles victimes des conséquences de l’excision qui ont été rencontrées sont :

 

v     Konimba Diarra à Zambougou 

Bintou Togola    à Fignana

    


Projet3 : « Plaidoyer pour l’abandon  de la  pratique de l’excision au Mali »

 

 

Par AMSOPT
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Mardi 5 août 2008

Abandon collectif de 10 villages :

Les efforts conjugués des différentes activités ont abouti à l’abandon de l’excision par 10 villages influencés par les 10 anciens villages qui demeurent des villages d’abandon. Le projet a renforcé les activités de communication interpersonnelle, de prise en charge des victimes dans ces villages. Le changement de comportement a commencé à s’installer dès lors où les femmes et les leaders communautaires qui ont reçu les informations sur les MGF lors des sessions de formation, ont commencé à discuter de la question au sein de leur communauté ; à cela se sont greffés les actions de sensibilisation des relais communautaires et des agents de terrain de AMSOPT et la prise en charge des complications liées aux MGF ; cette dernière a amener les communautés exciseuses à comprendre la question de l’excision comme un problème de santé. Ainsi de plus en plus davantage de voix s’élevaient dans les villages pour dire non à l’excision. La mission de supervision de la directrice de AMSOPT dans les villages réticents qui ont fini par suite à accepter l’abandon de l’excision, a aussi accéléré le processus et a motivé quelques hésitants.

D’autre part, indépendamment de ce projet, le chargé de projet de AMSOPT a réalisé une enquête CAP ( Comportement Attitude Pratique) dans la région de Kayes et dont 04 villages de ce projet par d’autres étaient concernés.

A l’analyse global des résultats encore provisoire concernant les villages couverts par AMSOPT :

 

-100% des gens interviewés pensent que l’excision n’est plus pratiqués comme au par avant dans leur village,

 

-90% des hommes sont d’avis pour marier une femme non exciser ; car selon eux les voisins du Sénégal qui pratiquent peu l’excision entretien des relations de mariage avec la communauté de la région de Kayes et cela se passe sans difficultés.

 

- 70 % des interviewés regrettent d’avoir excisé leurs enfants, contre 96,4% des femmes.

 

- 89,2 %  des interviewés pensent que les raisons évoquées pour pratiquer l’excision ne sont plus valables.

 

 Au regard de ces constats, le chargé de projet de AMSOPT a effectué seul une mission dans ces villages à l’insu des agents de terrain pour vérifier à nouveau la crédibilité de ces informations recueillies ; pour s’y prendre, il a réalisé y a un mini sondage d’opinion ; le résultat a été le même que celui affirmé pendant l’enquête CAP.

 

A l’issu d’une rencontre de concertation dans les villages, les leaders communautaires et les femmes se sont décidés à écrire des lettres officielles d’abandon de l’excision. Au départ AMSOPT s’est refusé à rédiger quoi que ce soit au nom des communautés pour que ce la ne se prête pas à autres interprétations ; invoquant leur incapacité à rédiger un tel document (la plus part des gens du villages ne sont pas alphabétisés), le chargé de projet s’est résolu à écrire une lettre standard, dont le contenu leur a été clairement expliqué ; ainsi les chefs de village, la présidente du groupement de femmes de chaque village, ont signé sans aucune contrainte et en toute liberté de conscience les lettres d’abandon ( voir annexe) qui ont été transmis à Bamako par le soin des agents de terrain.

 

A l’issu de ces signatures, le village de Darsalam Macina proposé une cérémonie d’abandon collectif de l’excision et s’est proposé d’abriter l’évènement.

AMSOPT a informé Equilibres & Populations de cette décision des villages à renoncer la pratique de l’excision.

 

Avant le jour de la cérémonie, le chef de village de Darsalam a convoqué tous les leaders des villages concernés pour qu’il réitèrent leur engagement à abandonner cette pratique ; car la déclaration qui sera dite pendant la cérémonie va engager l’ensemble des villages et non la seule entité de Darsalam Macina ; à l’unanimité tous les 10 villages représentés ont dit non à l’excision.

 

Ainsi le 08 Décembre 2007 la cérémonie d’abandon de l’excision fut organisée à Darsalam Macina. Elle a réuni les 10 villages, les représentants des 10 anciens villages et d’autres villages voisins non couverts  par le projet.

En terme de mobilisation et de plaidoyer, les autorités régionales, locales, municipales, la presse, l’équipe de AMSOPT, Equilibres et Populations, GAMS étaient présentes.

 

Pendant la cérémonie, les discours des personnalités ci-dessous ont été prononcés :

  • Le présentant des 10 chefs de village
  • La directrice de AMSOPT
  • Le maire de Médine
  • Le maire de la commune de Ségala
  • Le directeur de Equilibres & Populations
  • La présidente de GAMS / France
  • Le sous- préfet de Kayes

 

Dans leurs discours les chefs de village et Messieurs les Maires ont affirmé leur ferme engagement à soutenir et fortifier cette décision d’abandon de l’excision.

 

Comment gérer l’après abandon ?

Ensemble avec les communautés, il a été mis en  place un comité suivi et de surveillance dans chacun des 10 villages dont le rôle principal est de veiller à empêcher des cas isolés et à appliquer les sanctions prises par chaque village pour protéger les enfants de l’excision.  

 

3) Effets multiplicateurs    

Ce présent projet a suscité un regain d’intérêt au près d’autres villages non couverts par AMSOPT ; ainsi des villages voisins, et d’autres communes à savoir, celle de Ségala (couvrant 20 villages) et celle de Kouloun ont sollicité le projet pour intervenir au près de leur communauté ; car selon eux, il s’agit d’un problème de santé et de développement (lettres de sollicitation dans l’annexe). Cet effet de « contagion » a une signification  capitale pour les perspectives dans les prochaines phases du projet ; car il permet de dégager les villages prochains qui peuvent être les partenaires du projet.

Par AMSOPT
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