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AMSOPT

(Association Malienne pour le suivi et l'orientation des pratiques traditionnelles)

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ACTUALITES

Jeudi 20 juillet 2006
Pour l’AMSOPT, il s’agit d’occulter l’hypothèse suivant pour réflexion et aussi utiliser la femme elle-même.
- « Et si c’était la femme qui a initié l’excision comme arme de violence sur la femme»
- Vulgariser les textes législatifs.
-          Mobiliser la société civile afin d’influencer la décisions gouvernementale
-          Des groupes de pression mises en place et développent des stratégies à cet effet
-          Informer les populations à tous les niveaux
-          Encourager les financements sur trois ou cinq ans.
 
Par AMSOPT
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Jeudi 14 septembre 2006

Lutte contre l'excision à Dioïla

 

Les autorités appuient la société civile

 

Les autorités locales et les élus du cercle de Dioïla sont engagés aux côtés de la société civile pour luter contre les mutilations féminines. Elles viennent de confirmer cet engagement en accueillant un atelier de formation des relais communautaires chargés d’informer et de sensibiliser sur cette question toujours sensible. 

 

 

 

La salle de conférence du Conseil de cercle de Diola a abrité mercredi et jeudi dernier  un atelier de formation des relais communautaires de l'ONG AMSOPT sur les pratiques néfastes dont le très controversé sujet des mutilations génitales féminines.

 

Cet atelier organisé par l'Association Malienne pour le Suivi et l'Orientation des Pratiques Traditionnelles en partenariat avec l’Ong allemande LAG-Mali visait à amener  les participants à davantage de prise de conscience sur les méfaits de la pratique afin de promouvoir une dynamique d'abandon définitif à l'instar de nombreux villages de la localité de Sanankoroba. Selon M. Ibrahim BALLO, chef de programme à l’organisation, il s’agissait de renforcer les compétences des relais communautaires afin d’améliorer la qualité de leurs prestations en matière d’IEC (information, éducation et communication).  Il s’agissait également de sensibiliser les leaders des groupements de femmes sur les méfaits liés à la pratique de l’excision afin qu’elles puissent véhiculer l’information auprès des autres femmes. A l’issu de tels ateliers, on peut également espérer que les participants parviennent à élaborer des indicateurs de suivi par rapport à l’information sur les mutilations génitales féminines.   

 

Au cours de la formation dirigée par l’équipe de coordination de l’Association Malienne pour le Suivi et l'Orientation des Pratiques, plusieurs thèmes ont été abordés avec les relais villageois. Il s’agit entre autre des rôles et fonctions des organes de reproduction, la santé de la reproduction, l’excision dans sa typologies, ses raisons, les conséquences de l’excision en rapport avec la santé de la reproduction et le rôle du relais communautaire. 

Au terme de l’atelier, l’évaluation faite donne les leçons suivantes : bonne compréhension du rôle du relais dans le développement socio-économique de son village, compréhension des rôles et fonctions des organes de reproduction concernés par les mutilations génitales, compréhension des différents types d’excision qui sont pratiqués au Mali et leurs raisons et motivations.  Les participants ont également compris les nombreuses conséquences qu’engendrent l’excision sur la santé de la mère et de l’enfant.

Des indicateurs de suivi permettront de mesurer le degré d’information ont été élaborés par les participants. Il faut ajouter que la méthodologie utilisé a concerné les moins de l’exposé, de l’exercice individuel et en groupe, de la manipulation de la boite à images, du brainstorming et de l’usage du mannequin. 

Les mutilations génitales féminines recouvrent des pratiques consistant à ôter, par des moyens chirurgicaux souvent rudimentaires, tout ou partie des organes génitaux féminins les plus sensibles. Il s'agit d'une pratique ancestrale qui est mise en œuvre dans de nombreux pays comme le Mali, essentiellement pour des raisons d'ordre coutumier. Dans ce pays 91 femmes sur 100 sont excisées. Plusieurs organisations œuvrant en faveur des droits de l'homme dans les pays occidentaux, en Afrique et en Asie, ainsi que l’Oms considèrent les MGF comme une violation des droits de l'homme.

Ces pratiques sont considérées comme des formes inacceptables de modification de l'intégrité physique de la personne et sont considérées comme illégales dans de nombreux pays comme le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire,  Djibouti, l’Egypte,  le Ghana, la Guinée , l’Indonésie, la Rca , le Sénégal, le Togo, etc.  D’autant que ces mutilations corporelles sont effectuées sur des personnes trop jeunes ou trop vulnérables pour y accorder leur consentement éclairé. Les trois grandes racines invoquées par les communautés pratiquantes qui suivent les traditions de mutilations génitales féminines sont d'ordres coutumiers, religieux et sociologiques. Dans les sociétés rurales à faible niveau d'instruction scolaire la coutume de mère à fille est le plus couramment invoquée.

Selon l’OMS, la mutilation génitale féminine la plus fréquente est l'excision du clitoris et des petites lèvres, qui représente à elle seule près de 80 % des cas. A l'échelle mondiale, 100 à 132 millions de filles et de femmes ont subi des Mgf dont 120 millions pour le seul continent africain.  Chaque année, 2 millions de filles supplémentaires sont susceptibles de connaître le même sort.

Par AMSOPT
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Vendredi 2 février 2007

Un espoir pour la petite Fanta !

La petite fanta qui a subi une excision à l'âge de 5 ans, victime d'une incontinence urinaire (photo publié sur la page d'acceuil du blog) vient d'avoir une partie de sa prise en charge pour des analyses médicales et interventions chirurgicales à Paris en France.

Grace à  Equality Now, une association de bonne volonté à travers Jaqui, cette petite peut espérer retourner parmi ses amies à l'école qu'elle a abandonné à cause des moqueries de ses copines de classes pour l'odeur des urines qu'elle sent.

Actuellement à l'hopital Armand Trousseau à Paris dans le 12e Arrondissement, elle est suivie par le Dr AUdry. Elle est accompagnée par la Présidente de l'association Mme SIDIBE Kadidia.

Nos remerciements à toutes les bonnes volontés qui nous ont soutenues moralement, matériellement dans cette situation.

Meilleure santé à Fanta

 

Par AMSOPT
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Mercredi 3 octobre 2007

DECLARATION DE LA CONFERENCE DES ERUDITS AU CAIRE

ORGANISE PAR TARGET (DIRECT ACTION FOR HUMAN RIGHT

NOUS VOUS PRIONS DE TROUVEZ LA DECLARATION DU CAIRE AUQUEL A PARTICIPE NOTRE CONFRERE L'IMAM DIALLO

Le Caire/Hambourg,
le 24/11/2006

 

 

 


La percée de TARGET :
L’Islam proscrit la mutilation des jeunes filles !

 

La Fatwa / le verdict

 

La décision adoptée lors de la conférence des érudits au Caire (22 / 23.11.2006) et publiée le 23.11.2006 , qui a été personnellement signée par le Grand Mufti de l’Egypte, le Professeur Dr. Ali Gom’a, et est ainsi acquise valeur légale.

 

Appel à tous ceux qui luttent contre la mutilation:
Faites apparaître la Fatwa sur votre page d'accueil Internet!

 

 


Recommandations - ayant valeur de fatwas - proclamées lors de la conférence

 

Au nom d’Allah le Miséricordieux,

 

La conférence internationale qui a réuni des érudits, à propos de l’interdiction des abus sur le corps féminin, a été tenue les 1ers et 2 El Keada 1427 de l’Hijdra, correspondant au 22 et 23. 11.2006, dans les salles de conférence de l’université Al Azhar. De nombreux travaux de recherche ont été présentés. Après avoir entendu scientifiques et érudits musulmans, ainsi qu’experts et membres d’organisations civiles d’Egypte, d’Europe et d’Afrique, les recommandations suivantes ont été publiées :

 

  1. Dieu a donné à l’homme une dignité. Dieu dit dans le coran: « Nous avons honoré les fils d’Adam ». Dieu interdit d’infliger toute violence aux êtres humains, indépendamment de leur statut social ou de leur sexe.

     

  2. L’excision des parties génitales est l’héritage d’une mauvaise coutume, encore pratiquée dans quelques sociétés et pays, et que certains musulmans ont repris à seul fin d’imitation. Cette décision n’a pas de justification dans le Coran et ne respecte pas la Transmission du Prophète.

     

  3. L’excision des parties génitales pratiquée aujourd’hui encore, provoque des dommages psychologiques et physiques chez la femme. C’est pour cela que ces pratiques doivent être interdites, en référence à l’une des plus grandes valeurs de l’Islam, celle de ne n’infliger aucune violence à l’être humain – conformément au paroles du Prophète Mohamed : « N’agressez jamais, le Seigneur n’aime pas les agresseurs » Ce genre d’action est considéré comme une agression contre le genre humain et devra être puni.

     

  4. La conférence appelle tous les musulmans à interdire cette mauvaise coutume, en respectant les enseignements de l’Islam qui interdisent d’exercer une quelconque violence envers l’être humain.

     

  5. Dans le même esprit, les participants à cette conférence demandent aux institutions et instances régionales et internationales de concentrer leurs activités sur la nécessité d’explication et l’éducation de la population. Ceci concerne particulièrement les règles d’hygiènes médicales de base s’appliquant aux femmes, et qui devront être respectées afin que cette mauvaise coutume ne soit plus mise en pratique.

     

  6. La conférence rappelle aux établissements éducatifs et aux médias leur devoir absolu d’exposer les dommages résultant de cette mauvaise coutume, et d’en montrer les conséquences dévastatrices pour la société. Ceci aurait un effet de divulgation dans le but d’éliminer une coutume qui permet la mutilation du corps féminin.

     

  7. La conférence incite les pouvoirs législatifs à adopter une loi interdisant l’exercice de cette coutume cruelle et de la dénoncer comme crime, indépendamment du fait que les pratiquants soient bourreaux ou initiateurs de cette pratique.

     

  8. De plus, les participants à cette conférence sollicitent l’aide des institutions et organisations internationales, dans toutes les régions où cette coutume cruelle est pratiquée, afin de participer à son éradication.

     

Signature:

 

Prof. Dr. Ali Gom’a
Grand Mufti de l’Egypte
24.11.2006

 

Par AMSOPT
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Mardi 30 octobre 2007

Toujours avec l'aide de bonne volonté et le soutien inlassable de Equality Now, la petite Fanta qui a souffert des séquelles d'excision pendant plus de 10 ans a enfin retrouvée sa féminité et est retournée à l'école pour ses études.

Nous espérons qu'elle rattrapera tout le temps perdu sur sa scolarité par la faute de ces pratiques ancestrales nuisibles à la santé de la femme et de l'enfant.

C'est à l'école de lafiabougou en commune IV du district de Bamako, que fanta a repris ses études scolaires sous la surveillance et l'encadrement de Mr Mohomed Keita, un enseignant devoué et engagé à nos cotés dans la lutte contre les MGF et toutes les formes de violences à l'égard de la femme et de l'enfant

Par AMSOPT
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