L'AMSOPT GAGNE DES COMBATS
LUTTE CONTRE LA PRATIQUE DE L’EXCISION AU MALI
L’AMSOPT GAGNE DES COMBATS
L’ Association Malienne pour le Suivi et l’Orientation des Pratiques Traditionnelles AMSOPT évolue depuis 20 ans au sein de la société civile nationale et internationale pour l’abandon des pratiques traditionnelles néfastes. Parmi celles-ci, figurent les mutilations génitales féminines en l’occurrence l’excision. A cela s’ajoute les mariages précoces, les droits humains surtout chez la femme et l’enfant, la prise en compte du genre dans toutes les actions publiques. Un combat que l’association mène un peu partout et pour lequel, sa présidente SIDIBE Kadidia Aoudou fait le tour du monde à la recherche de soutien et d’appui. Elle va également à la rencontre des maliens de l’étranger qui peuvent influencer certains concepts facilitant la lutte contre l’excision. C’est ainsi que la présidente de l’ONG s’est rendue dernièrement en Europe pour le traitement de la petite Fanta. La petite Fanta qui a subi la pratique excision à l’age de 5ans, et victime d’une incontinence urinaire depuis près de 11ans. Elle vient d’avoir une prise en charge pour des analyses médicales et interventions chirurgicales à Paris, en France. Cela a été possible grâce à EQUALITY NOW, une association dont le siège se trouve en Nairobi, au Kenya. Ce cas parmi tant d’autres illustre les complications inestimables de la pratique de l’excision tant sur le plan santé que sur le plan financier. Aujourd’hui, cette petite peut espérer retrouver ses amies à l’école qu’elle a abandonné depuis fort longtemps à cause de leur moqueries dues à l’odeur des urines qu’elle sentait. Actuellement, elle est suivie par le Pr Audry de l’hôpital pour enfant Armand Trousseau à Paris dans le 12e Arrondissement. Elle était accompagnée par la présidente de l’association SIDIBE Kadidia Aoudou. A noter que le Mali est l’un des pays les plus touchés par la pratique de l’excision en Afrique de l’Ouest soit environ 91% selon les études. Les régions les plus atteintes sont Koulikoro, Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti plus le district de Bamako. Les trois régions du nord à savoir Tombouctou, Gao et Kidal sont les moins touchées par ce phénomène. Les conséquences de l’excision les plus connues sont les suivantes : Les hémorragies internes ou externes, les complications pendant l’accouchement, les fistules, la stérilité, les chéloïdes. C’est pour donc apporter un soulagement à ces nombreuses femmes et petites filles qui souffrent psychologiquement et physiquement des méfaits de l’excision et prévenir sa pratique que l’AMSOPT s’est engagé corps et âme dans la lutte contre ce phénomène. Et EQUALITY NOW est l’un des partenaires fidèles de l’AMSOPT dans ce combat. Cela se sent à travers son engagement et sa détermination à aider l’AMSOPT dans l’accomplissement de ses missions. Et parmi ces missions, on peut citer : - la sensibilisation des populations sur les aspects socio culturels et les méfaits de l’excision ; - la vulgarisation des textes législatifs ; - la mobilisation de la société civile pour la mise en application de ces textes ; - la prise de conscience des femmes non seulement par rapport à leurs droits mais aussi par rapport aux dégâts causés par l’excision dont elles sont victimes et responsables en même temps. - Le plaidoyer et le lobbying à l’endroit des parlementaires, des décideurs communautaires et les partenaires.