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(Association Malienne pour le suivi et l'orientation des pratiques traditionnelles)

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AMSOPT

ASSOCIATION MALIENNE POUR LE SUIVI ET L'ORIENTATION DES PRATIQUES TRADITIONNELLES

Jeudi 27 août 2009

 

 

 

 

 

 

 

Message spécial du Président de la République sur le code de la famille

Le débat suscité par l’adoption du nouveau code des personnes et de la famille a connu un développement décisif hier : le texte est renvoyé à une deuxième lecture. 

L’annonce a été faite hier par le président de la République, Amadou Toumani Touré, dans une intervention sur le processus d’élaboration du code. Cette décision est intervenue après des consultations élargies aux Institutions de la République, à la société civile, aux communautés religieuses et au Barreau. 

Après avoir reçu mardi en audience les chefs des Institutions de la République, le président Touré a poursuivi hier ses consultations avec les représentants des familles fondatrices de Bamako, du Haut conseil islamique, des Eglises catholique et protestante, du Conseil national de la société civile, et du Barreau. 

Dans son intervention, le chef de l’Etat motive sa décision d’envoyer le code à une deuxième lecture par la nécessité de sauvegarder la quiétude et la paix sociale. Cette démarche vise à obtenir l’adhésion et la compréhension de nos compatriotes. Ainsi, de son point de vue, après les dernières corrections, la loi sera acceptée et alors mieux respectée par nos compatriotes. 

Le président Touré ne remet pas pour autant en cause la pertinence du code. Bien au contraire. Il fait d’ailleurs remarquer que sur les 1143 articles du code, seulement 10 posent problème. Il ne désavoue pas plus les députés qui avaient voté le texte le 3 août dernier. Il se déclare ainsi solidaire des parlementaires dont il a consulté les responsables et représentants avant de décider la deuxième lecture du texte. Au delà de toutes considérations, il s’agit in fine de ramener la quiétude et sauvegarder l’unité nationale.
Nous vous proposons l’intégralité de cette intervention du président de la République :

« Mes chers compatriotes,
J’ai engagé depuis deux jours, des consultations avec les Institutions de la République, la société civile, les communautés religieuses, les familles fondatrices de la ville de Bamako et le Barreau autour du nouveau Code de la famille. 

Vous me permettrez de faire un rappel historique sur le processus d’élaboration du Code des personnes et de la famille dans notre pays.
A son accession à l’indépendance, la République du Mali a, en général, légiféré dans bien des domaines et en particulier en ce qui concerne la personne et la famille, en adoptant certains textes, à savoir :
- le Code du mariage et de la tutelle de février 1962, complété par l’ordonnance de 1975 CMLN,
- le Code de la nationalité malienne de février 1962, modifié par les lois du 02 mars 1966, du 27 juin 1968 et du 25 août 1995,
- l’ordonnance portant Code de la parenté de juillet 1973,
- et la loi du 28 juin 2006 régissant l’état civil. 

Outre ces textes nationaux, notre pays a aussi ratifié différents traités et accords internationaux relatifs aux droits des personnes, de la famille et aux droits humains de façon générale. 

Vous conviendrez cependant avec moi, mes chers compatriotes, que la législation nationale, au-delà de son caractère épars et désuet dans bien de domaines, était souvent incomplète ou non conforme aux conventions et traités internationaux ratifiés par le Mali. Mieux, l’évolution sociale, économique et politique du Mali et l’avènement de la démocratie et de l’Etat de droit ont rendu nécessaire une relecture du droit des personnes, de la famille et des successions. 

Face à ces constats, le Gouvernement a engagé un vaste chantier de reforme du droit de la famille impliquant toutes les sensibilités nationales, pour une prise en compte réelle des droits de tous les citoyens. C’est ainsi qu’au niveau subrégional et national, les couches les plus représentatives ont participé aux travaux qui ont abouti à l’élaboration du présent projet de loi portant « Code des personnes et de la famille ». 

En effet, c’est en 1986 que l’idée d’une refonte des textes régissant le droit des personnes et d’une refonte du droit de la famille, dans la perspective d’une prise en compte réelle des droits de toutes les personnes, a germé avec l’élaboration des premiers avant-projets concernant le droit des successions. 

Ainsi, courant 1996 sera mise en place une équipe d’experts composée de représentants de l’AMUPI, de la CAFO, du Barreau et de personnes ressources en matière de droit de la famille. Cette équipe fut alors chargée de rédiger les termes de référence dans une démarche inclusive prenant en compte les aspirations, opinions et intérêts de toutes les catégories de citoyens (hommes, femmes, enfants).

C’est seulement suite à l’élaboration de ces éléments de propositions tendant à la réforme du droit de la famille, que deux ateliers ont été tenus à Sélingué avec la participation de structures et de personnes de toutes les sensibilités. Les documents issus de ces deux ateliers ont servi de base aux concertations régionales à travers la République. Dans certaines Régions (notamment Ségou et Mopti), il y a eu des concertations de cercle où toutes les couches et branches de la société étaient représentées. 

Ces concertations régionales ont servi de base à la synthèse nationale tenue à Bamako les 11, 12 et 13 septembre 2001, par un comité de pilotage présidé par l’AMUPI et composé notamment :
- de tous les départements ministériels,
- de toutes les associations de femmes et de jeunes,
- de l’AMDH,
- des partis politiques,
- des chefs de quartiers (qui sont des chefs traditionnels),
- des institutions de la République,
- de l’administration civile et militaire,
- des associations et confessions religieuses,
- des syndicats et organisations socioprofessionnelles,
- du Conseil national des personnes âgées,
- de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali,
- de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture et de la Chambre des métiers,
- de la presse,
- des Familles fondatrices du District de Bamako et de la Coordination des chefs de quartiers,
- des délégués de toutes les Régions et du District de Bamako,
dans l’esprit de pouvoir rendre fidèlement les points retenus à leurs niveaux respectifs. 

Le document issu de cette large concertation a été soumis à l’appréciation du Conseil des ministres par le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. Après examen, le Conseil décida de la mise en place d’un comité interministériel comprenant également des personnes ressources membres de l’AMUPI. Ce comité interministériel a revu les points sensibles des éléments de la réforme. 

C’est seulement après épuisement de toutes ces questions par le comité, que les conclusions furent soumises au Conseil des ministres, « pour directives ». 

A mon accession à la magistrature suprême en 2002, certaines associations musulmanes ont déclaré n’avoir pas été consultées et ont exprimé leur désaccord avec les aspects évoqués, car non conformes, à leurs yeux, à nos valeurs culturelles. 

C’est dans ce contexte que j’ai instruit au Premier ministre de l’époque, la mise en place d’une Commission de relecture composée des personnalités de divers horizons. Cette commission a relu le projet article par article avant de remettre ses conclusions au Premier ministre qui jugea nécessaire de soumettre lesdites conclusions à une seconde commission de réflexion. A l’issue de leurs travaux, un document purgé de presque toutes les questions lancinantes me fut remis (à l’exception de quelques points de désaccords). 

C’est au terme de tout ce processus, inhabituel en matière d’élaboration de textes de loi en République du Mali, que le projet de code a été soumis à l’examen de cinq réunions interministérielles tenues au secrétariat général du Gouvernement. 

Face à certaines incompréhensions du code émises par le Haut conseil islamique lors de son meeting au Centre international de conférence de Bamako, une ultime rencontre regroupant tous ceux qui avaient travaillé au sein de la dernière commission de relecture et des personnes ressources, s’est tenue au ministère de la Justice le 1er avril 2009. Cette rencontre entérine certaines préoccupations du Haut conseil islamique par la suppression de la sanction du ministre du culte. 

C’est donc, cette mouture du projet de Code des personnes et de la Famille corrigée et adoptée par le Gouvernement en Conseil des ministres du mercredi 13 mai 2009, qui a été soumise à l’Assemblée nationale. 

Mes chers compatriotes,
Il faut enfin retenir que ce Code des personnes et de la famille est particulier parce que régissant trois domaines clés : la foi, la tradition et la vie intime. Et nous devons avoir à l’esprit que toute réglementation ayant trait à ces domaines, porte directement sur les fondements même de la famille et de la société.
Elle est d’autant plus délicate qu’elle veut s’inscrire dans le double objectif de favoriser un élan de modernisation tout en préservant les fondements de notre société. 

C’est la raison pour laquelle depuis 1986, nos différents gouvernements successifs peinent à trouver une solution consensuelle dans laquelle se reconnaîtront tous les Maliens et toutes les Maliennes. Les échecs répétés dans le cadre de la relecture dudit Code prouvent à suffisance que les changements de société ne se décrètent pas, car délicats et difficiles.
Ces changements sont souvent accompagnés de désinformation, de déficit de communication, mais aussi de remarques objectives à prendre nécessairement en considération. 

Les récents évènements de Bamako et de l’intérieur du pays doivent nous interpeller et surtout nous rappeler que le débat n’est pas clos. D’ailleurs, vous conviendrez avec moi de l’existence d’un vide juridique dans certaines matières relevant du droit des personnes et de la famille. Vide juridique amenant les praticiens du droit à recourir le plus souvent à des règles de droit externes à notre législation et, quelques fois, à la coutume ainsi qu’à des assesseurs ne maîtrisant pas souvent la question. Ce qui aboutit malheureusement pour les parties à une incertitude de solutions applicables. 

Toutes ces considérations m’amènent à dire que la porte reste ouverte. 

Mes chers compatriotes,
Après des consultations élargies aux institutions de la République, à la société civile, aux communautés religieuses et au Barreau, j’ai pris la décision qui s’impose, pour la quiétude et la paix sociale, de renvoyer le Code des personnes et de la famille à une deuxième lecture, pour nous permettre d’obtenir l’adhésion et la compréhension de nos compatriotes. 

Avons-nous lâché l’Assemblée nationale ? Je crois que non ! Loin de là, je demeure solidaire de nos parlementaires. D’ailleurs, notre décision a été prise en consultation avec le bureau de l’Assemblée nationale élargi aux présidents des groupes parlementaires et aux députés présidents de partis politiques. 

Notre souhait, au-delà de toutes considérations, est de ramener la quiétude et sauvegarder l’unité nationale.
Il y a lieu de retenir que sur 1143 articles, seulement 10 posent problème et les 1133 autres articles sont acceptés.
Après les dernières corrections, le Code sera une loi acceptée, alors mieux respectée par les Maliens et les Maliennes. 

Pour terminer, vous me permettrez de saluer les efforts des organisateurs et de nos forces de sécurité qui ont eu à gérer avec professionnalisme, les incompréhensions et les manifestations liées à ce Code. » 

 Source : l'ESSOR n° 16515 du Jeudi 27 Aout 2009

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Jeudi 27 août 2009

ASSEMBLEE NATIONALE : VOTE LARGEMENT POSITIF POUR LE NOUVEAU CODE DE LA FAMILLE

 

05-08-2009

Le document ainsi adopté, innove et condense les textes disparates qui régissaient les rapports sociaux reconnus dans notre pays. Le bras de fer tant attendu n’a pas eu lieu. Après de nombreuses années de discussion, le nouveau Code de la famille a finalement été adopté tard dans la nuit de lundi à mardi par l'Assemblée nationale. 117 députés ont voté pour, 5 contre et on dénombre 4 abstentions. Le processus prévoit maintenant que président de la République promulgue cette nouvelle loi d’une grande portée juridique et sociale. Le texte était défendu par le ministre de la Justice Maharafa Traoré.

Le document ainsi adopté est un condensé de textes disparates qui régissaient les rapports sociaux reconnus au Mali. Il compte 1143 articles repartis entre 10 livres.

La plupart des orateurs ont reconnu que le nouveau code comporte des avancées certaines sur le précédent qui date de 1962. "Si je dois quitter l'opposition pour rallier la majorité, c'est sur ce code qui constitue pour moi un pas en avant pour notre démocratie", a ainsi commenté Koniba Sidibé. Selon l'élu Parena de Dioïla, le degré de civilité d'un peuple se mesure à l'aune de la place réservée aux femmes dans la société. "Très souvent, nous oublions que les femmes sont nos mamans, nos épouses, nos sœurs et nos filles. Se représenter toutes ces considérations, nous donne à réfléchir", a-t-il analysé.

Au regard de tout cela, Koniba Sidibé a invité ses collègues à voter cette loi, qui est une révolution dans notre processus démocratique.
Comme il fallait s'y attendre, malgré l'unanimité réalisée autour de l’essentiel de la loi, le débat a été particulièrement houleux entre les élus, les oppositions se fondant sur des aspects de détail plus que sur le fonds du texte. Les divergences de vues et d'école sont apparues quand il s’est agi oui ou non de légaliser le mariage religieux, un vieux projet cher au président du CNID-Faso Yiriwaton, Me Mountaga Tall.

Sans remettre en cause la nouvelle loi et en reconnaissant son caractère révolutionnaire, Me Mountaga Tall a tout de même adressé une série de 10 questions au ministre de la Justice, avec en toile de fond, la légalisation du mariage religieux.
Le ministre Maharafa Traoré n’a pas voulu répondre à ces questions qui ne correspondent pas, de son point de vue, à l'ordre du débat. Maharafa Traoré a jugé en l’occurrence que l'analyse des contours juridiques de cette problématique n'était pas suffisamment maîtrisée pour s’y aventurer. En toute connaissance de cause, le ministre de la Justice a souhaité que les élus s'en tiennent aux innovations contenues dans le code soumis à leur appréciation.

La légalisation du mariage religieux, a estimé Maharafa Traoré, risque de poser plus de problèmes qu'elle n'en résout. Elle ferait ainsi courir le danger d’attiser une intolérance religieuse jusque-là inconnue dans notre pays. Le mariage religieux relève plus du domaine strictement spirituel, faisant donc appel plus à l'intimité confessionnelle que rationnelle, a-t-il souligné. Dès l'instant, que l'unanimité est faite que ce type de mariage fait plus appel à la bénédiction divine, il n'appartient donc pas à l'homme de se prononcer sur quelque chose qui a déjà été béni par Dieu, a noté le ministre.

Maharafa Traoré a présenté le nouveau code comme une œuvre humaine qui comporte des innovations mais reste toujours perfectible. Une fois le texte voté, s’est-il engagé, le gouvernement prendra des mesures pour une large diffusion d’un code qui, de son point de vue, projette notre pays sur la liste des nations les plus civilisées du monde.

Me Mountaga Tall avait basé son argumentation sur le vécu quotidien de certaines femmes maltraitées par leur mari, ou par leur belle-famille après le décès de leur époux au motif qu'elles ne sont pas légalement mariées. Il a estimé que la légalisation du mariage religieux permettra de protéger les femmes vivant sous régime monogamique. Dans les faits, il arrive que certains époux, sans le consentement de leur conjointe, se marient avec une autre femme devant le seul office religieux et en contradiction avec la loi, qui exige le consentement préalable de la première épouse.

Pour mémoire, il faut rappeler que Me Mountaga Tall avait défendu un projet de texte similaire sous la première mandature de la 3ème République. Le projet de texte avait rejeté en son temps par les élus de la nation.

A.O. DIALLO

DES AVANCEES NOTABLES

Les innovations contenues dans le nouveau code des personnes et de la famille dont nous vous résumons ici quelques extraits, sont de plusieurs ordres et concernent aussi bien les femmes que les enfants.

Le texte redimensionne la place et le rôle de l'homme, conforte par endroits son rôle prépondérant où il reste toujours le chef de famille. Le projet fait ainsi économie de l'ancienne disposition qui soumettait la femme à un devoir d'obéissance vis-à-vis de son mari et celui-ci à un devoir de protection vis-à-vis d'elle.

Désormais, les époux se doivent fidélité et assistance. Toutefois, le mari demeure le chef de famille et il a le choix de la résidence conjugale. La possibilité reste donnée aux époux d'opter pour la monogamie ou la polygamie et la monogamie demeure révisable. Elle emporte toutefois l'adhésion à un régime légal de la communauté des acquêts.

Les nouvelles règles suppriment la discrimination qui frappait les femmes en matière d'acquisition de la nationalité par le mariage. Mais, en ce qui concerne l'acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation par décret, le nouveau code a prolongé le délai passant de 5 à 10 ans.

Le nouveau code précise le caractère laïc du mariage en mentionnant clairement dans le document : "Le mariage est un acte laïc et public par lequel un homme et une femme contractent une union légale aux conditions fixées par le présent projet." Cette disposition rejette explicitement le mariage homosexuel en République du Mali.

S'agissant des notions de parenté et de l'alliance, le nouveau code a, certes reconduit les dispositions précédentes mais en redéfinissant et en redimensionnant certains passages. Le projet a ainsi substitué à la notion de "puissance paternelle" celle "d'autorité parentale", qui se définit comme un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité le seul intérêt de l'enfant.
L'autorité parentale est conjointement exercée aussi bien par le père que par la mère. En cas, de désaccord, le tribunal civil les départage.

Le code adopté lundi a également légiféré sur les notions de la minorité de la tutelle, de l'émancipation et des majeurs protégés par la loi. A cet effet, il prévoit l'ouverture de la tutelle lorsque les père et mère de l'enfant mineur sont tous les deux décédés ou privés de l'autorité parentale. La tutelle est aussi ouverte à l'égard de l'enfant naturel non reconnu par ses père et mère. Elle est enfin ouverte à l'égard de l'enfant naturel reconnu par son père ou sa mère lorsque celui-ci décède ou se trouve privé de l'exercice de l'autorité parentale.

Le juge des tutelles est le tribunal civil du domicile du mineur. Le tuteur est désigné par le survivant pères et mère ou le conseil de famille. La tutelle prend fin par la majorité qui est fixée à l'âge de 18 ans, l'émancipation ou le décès du mineur. Le mineur non marié peut s'émanciper à l'âge de 16 ans révolus, par une déclaration conjointe faite par ses père et mère au président du tribunal civil du domicile du mineur.

Au chapitre de la succession, le nouveau texte institue pour la première fois par voie législative les règles de la dévolution successorale. Toutefois, il n'a pas méconnu la réalité sociale qui reste dominée par le fait religieux. En effet, la dévolution de la succession s'effectue présentement suivant les règles musulmanes et coutumières. C'est en reconnaissance de l'adhésion de l'immense majorité de la population au culte musulman que le nouveau code a retenu le droit d'option pour la loi musulmane ou la coutume comme mode de dévolution successorale.

Les règles de dévolution successorale prévues dans le présent code ne s'appliqueront donc qu'aux personnes qui n'auront pas clairement et expressément fait choix du droit musulman ou d'une coutume pour le règlement de leur succession. Ce choix se fait soit par écrit, soit devant témoins. En tout état de cause, tout le monde reste libre de disposer de son vivant de tout ou partie de ses biens par testament à la condition de respecter la réserve héréditaire et le droit du conjoint survivant.

On s’aperçoit, après un survol général, que si le nouveau code des personnes et de la famille a conservé pour l'essentiel les dispositions du code du mariage et de la famille et de la tutelle de 1962, il apporte aussi un véritable renouveau du droit de la famille et des personnes en comblant des vides juridiques. Depuis l'indépendance, le Mali n'avait pas légiféré en matière successorale. Certes, des avants projets ont été préparés, mais, ils ne se sont jamais parvenus au gouvernement.

Ainsi, le 7è livre du texte consacré aux successions propose un véritable droit commun des successions, prenant en compte les proclamations constitutionnelles ainsi que les conventions internationales ratifiées par le Mali et applicables à tous de façon égale. Le nouveau droit établit l'équilibre entre enfant mâle et femelle d'une part et enfant naturel et légitime d'autre part qui succèdent désormais sans discrimination aux biens laissés par leurs auteurs.

Les nouvelles dispositions font aussi un meilleur statut au conjoint survivant qui en plus de son droit d'usufruit, recueille tout ou partie de la succession et bénéficie d'un droit d'occupation de l'immeuble occupé au moment de l'ouverture de la succession et d'une attribution préférentielle de l'exploitation agricole et du local à usage professionnel.

Le code fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans indistinctement pour la fille et le garçon sauf dispense pour les futurs époux âgés d’au moins 15 ans sous réserve du consentement des parents. La dot, symbolique, est fixée à 15000 Fcfa pour la jeune fille et la femme.

Le nouveau code n'a pas non plus ignoré les pratiques religieuses et coutumières qui ont cours, quelque discriminatoire qu'elles puissent paraître vis-à-vis de la femme. C'est dans ce souci que répond l'institution d'un droit d’option pour toute personne avant qu'elle ne vienne à décéder en faveur de l'application du droit musulman, du droit canonique ou de toute autre coutume.

Tout ceci n’est qu’un aperçu des avancées consacrées par un texte qui précise bien des zones que couvrait pas ou plus le code de la famille ou qui prend à contre pied les dispositions précédentes comme par exemple dans le cas de la dépénalisation du mariage religieux ou dans celui du divorce pour rupture de la vie commune.
A.O.D.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 29 avril 2009
Un projet est également initié par AMSOPT sur appui de CI-AF (comité inter africain) à l'endroit des médias pour leur implication dans la lutte contre les MGF dans la région de Sikasso et le district de Bamako.
Les objectifs de ce projet sont :

Impliquer les hommes des médias dans la lutte contre les MGF à travers des émissions radios de proximité dans les zones couvertes par le projet ;

Impliquer les médias dans l’éducation pour l’abandon de la pratique de l’excision en vue d’une large information des populations sur la question ;

Amener les professionnels des médias formés à impliquer d’autres canaux dans l’éducation pour l’abandon des MGF;

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Mercredi 29 avril 2009

Un  projet est mis en œuvre par AMSOPT avec l’appui financier et technique de AIDOS à travers l’UNICEF/Mali. Il s’inspire des acquis du projet STREAM, réalisé avec l’appui de AIDOS et qui a surtout mis l’accent sur l’implication  des médias et de l’Internet à travers la création du  portail web  www.stopfgmc.org dans la sensibilisation pour l’abandon de la pratique de l’excision.

Les objectifs sont

Objectif général

Renforcer les capacités des hommes des médias dans le cadre d’un environnement favorable à l’abandon de la pratique de l’excision au Mali,

  Objectifs spécifiques

Impliquer les médias dans l’éducation pour l’abandon de la pratique de l’excision en vue d’une large information des populations sur la question ;

Amener les professionnels des médias formés à impliquer d’autres canaux dans l’éducation pour l’abandon des MGF;

Amener les communautés à adopter des changements de comportements en faveur de l’abandon des MGF ;

Dynamiser l’échange de communication et le partage des expériences positives d’abandon de l’excision et de plaidoyer auprès des décideurs politiques entre les membres du réseau STREAM (Sharing Technology Resources for Engaged and Active Media) et avec le grand public et les médias à travers le portail web www.stopfgmc.org.

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Mercredi 29 avril 2009

Un accord de coopération entre Equilibres & Populations et AMSOPT a été signé en Janvier 2009 pour la mise en œuvre du projet « Protéger la prochaine génération» dans  60 villages du district sanitaire de Kayes et couvre 06 communes qui sont :

  • Commune de Ségala (20 villages)
  • Commune de Kouloun (08 villages)
  • Commune de Samé (09 villages)
  • Commune de Bangassi (12 villages)
  • Aourou Dyalla (11 villages)

 

Ce présent  projet est mis en œuvre par AMSOPT avec l’appui technique de Equilibres & Populations ; il s’agit d’un projet d’information, de sensibilisation, d’éducation, de mobilisation sociale en faveur de l’abandon de l’excision dans les localités ci-dessus mentionnées.  Il s’inspire des acquis de la première phase qui a concerné 20 villages .Le présent rapport qui couvre la période de Janvier à Mars  2009 fait ressortir les activités réalisées par AMSOPT pendant la dite période.

 

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