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AMSOPT

(Association Malienne pour le suivi et l'orientation des pratiques traditionnelles)

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AMSOPT

ASSOCIATION MALIENNE POUR LE SUIVI ET L'ORIENTATION DES PRATIQUES TRADITIONNELLES

Mardi 30 octobre 2007

Dans le cadre de ses activités de lutte contre les MGF, l'AMSOPT en partenariat avec Equilibre et populations a relancé ses activités de lutte contre les MGF et les mariages précoces dans la commune de KAyes.

Equilibres et Populations avaient déjà couverts 10 villages de Kayes. A l’issue de ces interventions neuf villages ont abandonné sur les dix villages de Kayes. Le village n’ayant pas abandonné était confié à un griot qui n’a pas eu l’autorisation de son vrai chef pour  adhérer à cette décision d’abandon.

Dix jours durant dix nouveaux villages ont été identifiés et  pris en compte dans ce nouveau projet en plus des dix anciens.

Des espoirs d'abandon de tous ces villages sont possible, vu l'implication effective de toutes ces cibles et le souhait  d'adhésion des villages voisins unis a ceux dejà couvert par le projet par des liens de mariage.

Cependant le village a bénéficié de toutes les activités programmées à l’intention des neufs (9) autres villages dans l’esprit qu’un jour ils vont décider d’abandonner.

. A noter que les nouveaux villages ont sollicité l’intervention de l’AMSOPT.

A ce sujet, des lettres d'adhésion ont été adressées à l'AMSOPT par ces villages

La région  de Kayes, habitée par les soninkés, appelé Sarakolés est comme pour sa forte émigration tant en Europe. Amérique, Asie …que dans d’autres continents.

La conséquence de cette émigration est le maintenu de la pratique des MGF.

L’infibulation est la pratique par ces populations, parce que les maris restent cinq à 10 ans sans pouvoir revenir dans leur famille.

Afin de mieux contrôler les femmes, sur tous les plans une culture traditionnelle s’est transformée en religion ; cet état de fait, fait dire aux populations que l’excision est une pratique religieuse.

par AMSOPT publié dans : Activites en exécution
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Mardi 30 octobre 2007

Toujours avec l'aide de bonne volonté et le soutien inlassable de Equality Now, la petite Fanta qui a souffert des séquelles d'excision pendant plus de 10 ans a enfin retrouvée sa féminité et est retournée à l'école pour ses études.

Nous espérons qu'elle rattrapera tout le temps perdu sur sa scolarité par la faute de ces pratiques ancestrales nuisibles à la santé de la femme et de l'enfant.

C'est à l'école de lafiabougou en commune IV du district de Bamako, que fanta a repris ses études scolaires sous la surveillance et l'encadrement de Mr Mohomed Keita, un enseignant devoué et engagé à nos cotés dans la lutte contre les MGF et toutes les formes de violences à l'égard de la femme et de l'enfant

par AMSOPT publié dans : ACTUALITES
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Mercredi 3 octobre 2007

DECLARATION DE LA CONFERENCE DES ERUDITS AU CAIRE

ORGANISE PAR TARGET (DIRECT ACTION FOR HUMAN RIGHT

NOUS VOUS PRIONS DE TROUVEZ LA DECLARATION DU CAIRE AUQUEL A PARTICIPE NOTRE CONFRERE L'IMAM DIALLO

Le Caire/Hambourg,
le 24/11/2006

 

 

 


La percée de TARGET :
L’Islam proscrit la mutilation des jeunes filles !

 

La Fatwa / le verdict

 

La décision adoptée lors de la conférence des érudits au Caire (22 / 23.11.2006) et publiée le 23.11.2006 , qui a été personnellement signée par le Grand Mufti de l’Egypte, le Professeur Dr. Ali Gom’a, et est ainsi acquise valeur légale.

 

Appel à tous ceux qui luttent contre la mutilation:
Faites apparaître la Fatwa sur votre page d'accueil Internet!

 

 


Recommandations - ayant valeur de fatwas - proclamées lors de la conférence

 

Au nom d’Allah le Miséricordieux,

 

La conférence internationale qui a réuni des érudits, à propos de l’interdiction des abus sur le corps féminin, a été tenue les 1ers et 2 El Keada 1427 de l’Hijdra, correspondant au 22 et 23. 11.2006, dans les salles de conférence de l’université Al Azhar. De nombreux travaux de recherche ont été présentés. Après avoir entendu scientifiques et érudits musulmans, ainsi qu’experts et membres d’organisations civiles d’Egypte, d’Europe et d’Afrique, les recommandations suivantes ont été publiées :

 

  1. Dieu a donné à l’homme une dignité. Dieu dit dans le coran: « Nous avons honoré les fils d’Adam ». Dieu interdit d’infliger toute violence aux êtres humains, indépendamment de leur statut social ou de leur sexe.

     

  2. L’excision des parties génitales est l’héritage d’une mauvaise coutume, encore pratiquée dans quelques sociétés et pays, et que certains musulmans ont repris à seul fin d’imitation. Cette décision n’a pas de justification dans le Coran et ne respecte pas la Transmission du Prophète.

     

  3. L’excision des parties génitales pratiquée aujourd’hui encore, provoque des dommages psychologiques et physiques chez la femme. C’est pour cela que ces pratiques doivent être interdites, en référence à l’une des plus grandes valeurs de l’Islam, celle de ne n’infliger aucune violence à l’être humain – conformément au paroles du Prophète Mohamed : « N’agressez jamais, le Seigneur n’aime pas les agresseurs » Ce genre d’action est considéré comme une agression contre le genre humain et devra être puni.

     

  4. La conférence appelle tous les musulmans à interdire cette mauvaise coutume, en respectant les enseignements de l’Islam qui interdisent d’exercer une quelconque violence envers l’être humain.

     

  5. Dans le même esprit, les participants à cette conférence demandent aux institutions et instances régionales et internationales de concentrer leurs activités sur la nécessité d’explication et l’éducation de la population. Ceci concerne particulièrement les règles d’hygiènes médicales de base s’appliquant aux femmes, et qui devront être respectées afin que cette mauvaise coutume ne soit plus mise en pratique.

     

  6. La conférence rappelle aux établissements éducatifs et aux médias leur devoir absolu d’exposer les dommages résultant de cette mauvaise coutume, et d’en montrer les conséquences dévastatrices pour la société. Ceci aurait un effet de divulgation dans le but d’éliminer une coutume qui permet la mutilation du corps féminin.

     

  7. La conférence incite les pouvoirs législatifs à adopter une loi interdisant l’exercice de cette coutume cruelle et de la dénoncer comme crime, indépendamment du fait que les pratiquants soient bourreaux ou initiateurs de cette pratique.

     

  8. De plus, les participants à cette conférence sollicitent l’aide des institutions et organisations internationales, dans toutes les régions où cette coutume cruelle est pratiquée, afin de participer à son éradication.

     

Signature:

 

Prof. Dr. Ali Gom’a
Grand Mufti de l’Egypte
24.11.2006

 

par AMSOPT publié dans : ACTUALITES
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Mercredi 3 octobre 2007

Lettre Circulaire à  tous ceux qui luttent contre la MGF.

 

 

La fatwa des érudits internationaux d'Al-Azhar contre la MGF

Nous prions tous ceux qui luttent avec nous contre la MGF, d'intégrer sur
leur site Internet la fatwa obtenue lors de la « Conférence d'érudits
internationaux sur l'interdiction de la mutilation du corps féminin par la
circoncision » qui s'est tenue à Al-Azhar au Caire/Egypte. Il s'agit
d'offrir ainsi aux parents musulmans une aide à la décision contre la
circoncision de leurs filles. Elle constitue également une orientation pour
les imams en Europe.

En dehors du texte original en langue arabe, la fatwa est disponible en
français, anglais et allemand (voir liens ci-dessous). Elle peut être
reprise et diffusée gratuitement, sous quelle que forme que ce soit. Vous
pouvez en toute liberté choisir de mentionner TARGET lors de la publication
/ utilisation. Aidez de cette façon à préserver d'autres filles de la
circoncision / mutilation génitale. Nous vous invitons à faire suivre ce
message électronique, comme la fatwa, à votre propre distributeur de
messages électroniques.

La Conférence s'est tenue les 22 et 23 novembre 2006 à l'université Al-Azhar
du Caire, la « Mecque des érudits ». Elle fut parrainée par le Grand Mufti
d'Egypte, le Professeur Dr Ali Dshum'a. La résolution, la fatwa, a déclaré
sans ambiguïté aucune, la coutume de la mutilation génitale féminine comme
constituant un crime condamnable, qui porte atteinte aux plus hautes valeurs
de l'Islam.

 On comptait parmi les participants aux côtés du Mufti, le Grand Cheikh
d'Al-Azhar, le Professeur Dr Sajjid Tantawi, l'ancien Grand Mufti d'Egypte,
le Professeur Dr Nasr Farid Wasil, le Ministre égyptien de la Religion, le
Professeur Dr Mahmud Hamdi Zakzouk, Madame Muoushira Khatab, l'envoyée
spéciale de l'épouse du Président, Susanne Mubarak, l'érudit Professeur Dr
Yusuf Qaradawi du Qatar, ainsi que des érudits de plusieurs pays africains,
d'Autriche et Rüdiger Nehber en tant qu'initiateur de la conférence.

 La Conférence a été organisée et financée par TARGET-Rüdiger Nehberg. Elle a
été subventionnée par le Ministère fédéral pour la coopération économique et
le développement.

 La fatwa d'Al-Azhar est considérée par les plus hautes sphères islamiques
comme étant la condition essentielle, afin d'affronter la coutume avec des
arguments théologiques et médicaux.  Sa diffusion sauve des vies.

 

Cordialement

 

Rüdiger Nehberg / Annette Weber

 

 

 

par AMSOPT publié dans : Croisade contre l'excision
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Mercredi 3 octobre 2007

 

 

 

Le Temps

   Genève, 14 septembre 2007

 

L'Egypte part en croisade contre l'excision des fillettes

 

 

            FEMMES. Une campagne a été lancée pour sensibiliser les habitants de la vallée du Nil à l'inutilité et à la barbarie des mutilations génitales.

 

Mutilation génitale féminine. Le nom est barbare, la pratique également. Chaque année dans le monde, quelque 3 millions de fillettes sont excisées, principalement en Afrique. En Egypte, parmi les Etats les plus zélés en la matière, de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer une tradition inhumaine. Le décès de deux fillettes cet été, suite à une overdose de produits anesthésiants, a réveillé les consciences. Suzanne Moubarak, première dame du pays, a lancé la campagne «Le début de la fin», entraînant dans son sillage responsables politiques et religieux, ONG et médecins.

 

«On assiste à un mouvement général; le grand mufti a clairement appelé à l'abolition de l'excision, le cadre juridique a été renforcé, des médecins ont décidé de ne plus réaliser ce type d'intervention», se réjouit Erma Manoncourt, représentante de l'Unicef en Egypte. Si la pratique était déjà officiellement interdite, la loi supportait jusque-là des «cas exceptionnels», largesse dans laquelle s'engouffraient tous les faiseurs de statistiques: 77% des Egyptiennes de 15 à 17 ans ont été excisées. Depuis juillet dernier, les dérogations ne sont plus possibles.

 

En partenariat avec des ONG, l'Unicef s'est engagé dans un travail de fond sur le terrain: essayer de convaincre de l'inutilité de la pratique, village après village, famille après famille. L'excision trouve des justifications sociologiques (contrôler la sexualité féminine et éviter le rejet des jeunes filles), hygiéniques (faciliter la toilette intime) et religieuses. L'islam, pourtant, n'impose en rien la mutilation des gamines et les coptes - les chrétiens d'Egypte - la pratiquent tout autant que les musulmans.

 

Tradition pharaonique. La tradition remonterait à l'époque des pharaons. L'infibulation, qui consiste, outre l'ablation du clitoris et des lèvres, à une suture de la vulve ne laissant qu'un minuscule orifice, est également nommée «excision pharaonique». L'intervention qui a cours en Egypte ne va pas si loin, mais déjà les conséquences sont dramatiques: risque d'hémorragie, infections, complications lors de l'accouchement, traumatisme psychologique, rapports sexuels douloureux, prédisposition renforcée au VIH, stérilité, frigidité, incontinence...

 

Trois quarts des interventions en clinique. «Nous nous appuyons sur les gens des villages eux-mêmes pour répandre le message, désavouer l'argument religieux et alerter sur les séquelles. Et puis nous nous adressons aux hommes. Ils sont un rouage important puisque ce sont eux qui exigent des femmes excisées», argue Erma Manoncourt. Les étudiants en médecine sont une autre cible de la campagne de sensibilisation, puisque les trois quarts des interventions ont lieu dans des cliniques privées. «C'est aussi un business», ajoute la représentante de l'Unicef.

Bien que le sujet soit complètement tabou, certaines bourgades de Haute-Egypte ont accepté de signer une déclaration attestant que tous les habitants renoncent à cette pratique. Les autorités misent sur l'effet boule de neige.    Par Caroline Stevan

 

 

par AMSOPT publié dans : Croisade contre l'excision
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